Texte et traductions
Un crime d'un genre nouveau : le meurtre nucléaire...
Le monde du crime en France ne fait pas du surplace. Le dernier cri dans ce domaine est le meurtre nucléaire. Dans un réacteur nucléaire près de Strasbourg, un employé a récemment placé [illegible] un lingot radioactif sous le siège de la voiture de son patron.
Le directeur stupéfait a heureusement découvert le « cadeau original » dès le début du traitement prévu. Les enquêteurs font remarquer qu'en fait, en transportant le lingot, l'employé vengeur a dû lui aussi recevoir une dose de rayonnement non négligeable.
La rédaction du journal « Le Progrès de Lyon » a reçu par la poste un cadeau original. Les expéditeurs : une organisation écologiste de lutte contre le développement du nucléaire et les essais nucléaires. Le cadeau : une plaque radioactive. L'une des plusieurs plaques volées par l'organisation, qui menace de les distribuer comme cadeaux personnels aux gens « qu'elle voudra honorer ».
Ainsi, bon nombre de personnes en France ont aujourd'hui troqué la crainte française classique de se voir pousser des cornes contre la crainte moderne de se voir dissimuler une source de rayonnement ; bonne nuit, et regardez bien sous votre oreiller.
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Jean-Jacques voulait tout le chocolat pour lui
Jean-Jacques Servan-Schreiber, l'enfant prodige radical de la politique française, aujourd'hui, après avoir perdu son siège de député et sa position au sein de son parti, et alors qu'il s'est lancé dans une bataille désespérée pour une place au Parlement européen — se révèle avoir été un enfant prodige « programmé ».
C'est, du moins, ce qu'affirme son cousin, non moins ambitieux, Jean-Claude Servan-Schreiber, qui a dirigé avec lui le très prestigieux hebdomadaire « L'Express » et s'est lui aussi essayé à la politique, dans un livre autobiographique qui vient de paraître à Paris.
C'est Joseph Schreiber, secrétaire du chancelier Bismarck et descendant d'une célèbre famille de rabbins, qui décida, en 1870, après l'invasion prussienne de la France, de lier son sort à celui de la vaincue et fonda l'illustre dynastie — la « maison Kennedy » française. Servan était le nom dont Émile, le père de Jean-Jacques, signait ses livres et ses articles. Son fils Jean-Jacques était destiné à de grandes choses dès son plus jeune âge.
Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclata, Madame Servan-Schreiber annonça à ses enfants : « Désormais, toutes les sucreries et tout le chocolat sont pour Jean-Jacques, pour qu'il soit fort, car un jour il sera président des États-Unis d'Europe... » Si le père destinait son fils à devenir un « homme droit », maman était bien plus explicite dans ses déclarations : « Tu seras toujours le premier — et je ferai tout pour qu'il en soit ainsi... »
Et ainsi, « quand on nous a mis pour la première fois sur des vélos », se plaint Jean-Claude, « la mère de Jean-Jacques se tenait derrière lui et exigeait : Va plus vite que ton cousin ! Tu dois le battre !.. »
La guerre réunit les deux hommes à Casablanca en 1943. Tous deux s'étaient enfuis en Espagne pour combattre les nazis. Jean-Jacques part de là pour les États-Unis afin d'apprendre à piloter et revient en France en juillet 1945. « La guerre, fait remarquer avec sarcasme le cousin qui avait perdu à vélo, était terminée depuis deux mois... »
Même lorsque les deux hommes devaient diriger ensemble « L'Express », Jean-Jacques vint, à la veille de la parution du premier numéro, trouver le patriarche Servan-Schreiber, père de Jean-Claude — et propriétaire —, porteur d'une grave nouvelle :
« L'équipe de rédaction refuse de travailler sous la supervision de Jean-Claude. Ils mettent en doute ses capacités intellectuelles. » Monsieur Servan-Schreiber père refuse catégoriquement que son fils soit écarté de l'affaire. Jean-Jacques va parler à l'équipe de rédaction et, ô miracle, il parvient à régler la question en un quart d'heure.
Des années plus tard, le cousin apprit qu'il n'y avait jamais eu la moindre « révolte de la rédaction ». La conclusion est claire. Jean-Jacques voulait simplement tout le « chocolat » pour lui.
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Histoire philosophique à « La Closerie des Lilas »
[illegible] à « La Closerie des Lilas », un café de Montparnasse, à leur sujet [illegible] dont l'aventure venait de se terminer [illegible].
« Nous avons eu une discussion très intéressante sur Kant avant de nous mettre au lit. »
« Il a exigé que je revoie avec lui des chapitres entiers de Hegel et criait de plaisir. »
« Avec Nietzsche, il est vraiment devenu une bête... »
L'« Irish coffee » prend soudain un goût d'armée de libération. Le vieux pianiste passe à des airs tziganes oubliés, et notre moral s'effondre complètement. Quelqu'un aurait-il, par hasard, un philosophe disponible pour nous cette nuit ?
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Un cadeau pour la fête des Mères — un billet d'avion pour Israël
Quel cadeau offrirez-vous pour la « fête des Mères » [illegible] cette semaine ? [illegible]
Un cadeau qui était le rêve de sa vie. Un billet d'avion pour Israël. [illegible] et la rencontrer là-bas. Et dire que[illegible] votre mère a cela [illegible].
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Le prince saoudien rend à la France son honneur perdu
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Cette fois, il vend. [illegible] en vente la plus grande collection de meubles et d'objets d'art français en mains privées. Il comptait les utiliser pour son hôtel flottant — celui, bien connu, qui était prévu pour le somptueux « France ». Mais des experts ont établi que l'air marin endommagerait la collection.
Les objets rares auront-ils donc la chance de respirer à nouveau l'air de leur patrie ? Pour l'instant, il semble que la fierté nationale, hélas, devra une fois de plus grincer des dents en silence, tandis que les riches des nations du monde se jetteront avec joie sur les trésors de Monte-Carlo. Jusqu'où ? Jusqu'à quand ?