← Retour aux archives
Presse écrite · 1981

Dans la Légion étrangère, on chante les chansons de la Wehrmacht

Un ensemble de brèves de France sur les chansons de la Légion étrangère, des chars dans un film de Claude Lelouch, le soutien de Mireille Darc à Giscard d’Estaing, les spectacles de Rika Zarai, l’achat du restaurant Maxim’s par Pierre Cardin, des photographies d’hommes en uniforme de Tsahal, Dalida et le retour d’Yves Montand sur scène.

Document original

אחרונות_1981-05-10_24 שעות_17 (1).pdf ↗

Texte et traductions

Dans la Légion étrangère, on chante les chansons de la Wehrmacht

L’institution militaire vénérée, la Légion étrangère française, célèbre ces jours-ci le 150e anniversaire de sa fondation. Selon ses commandants, le niveau d’instruction y a augmenté au fil des ans — tout comme les exigences des combattants en matière de « conditions ». Ceux-ci restent néanmoins « d’excellents combattants professionnels, dotés d’une forte motivation patriotique ».

Cela n’empêche pas les statistiques de montrer que la plupart des hommes récemment engagés dans la Légion, du moins parmi les Européens, viennent d’Allemagne. Treize au cours du mois dernier, par exemple. Et quiconque écoute aujourd’hui les chants des légionnaires, interprétés lors de diverses cérémonies ou même pendant les exercices, y découvrira des sonorités familières de la dernière guerre mondiale — pas nécessairement de ce côté-ci du Rhin. En fait, de nombreuses marches chantées par les soldats de la Wehrmacht sont aujourd’hui appréciées des conquérants coloniaux et des combattants intrépides du Tchad.

★

Un char égyptien dans un film de Lelouch

Pour son film « Une fille et des fusils », le réalisateur Claude Lelouch (en France) a reconstitué la bataille de Stalingrad de février 1943. Il a utilisé deux authentiques chars T-34. L’un d’eux avait servi aux Égyptiens dans le Sinaï pendant la guerre des Six-Jours. L’autre est un cadeau que les Soviétiques avaient jadis offert au général de Gaulle.

★

La bien-aimée n’a pas oublié le président

Aujourd’hui, sans éléphants centrafricains ni ours polonais, Mireille Darc a été la seule à rappeler au candidat en tête les éternels territoires de chasse.

Parmi ceux qui ont activement participé à la campagne électorale de Valéry Giscard d’Estaing figurait le célèbre couple de vedettes Alain Delon et Mireille Darc. Pour Mireille, du moins, ce soutien a « des racines ». Il y a des années — c’est ce que racontaient alors les ragots — elle fut l’une des maîtresses [illegible] du président énergique, qui, à l’époque, passait souvent du temps hors de son palais et y rentrait à l’aube. Selon ces mêmes ragots, il emmena Mireille avec lui lors de plusieurs de ses parties de chasse en Pologne. Depuis, Mireille a rencontré Delon et le régime a changé en Pologne. Mais la nostalgie fait son œuvre et, à l’heure de l’épreuve, Mireille Darc s’est ralliée au drapeau, comme autrefois.

Un autre ami qui n’est pas venu : Sa Majesté l’ancien empereur de Centrafrique, Bokassa, qui, on le sait, a eu depuis quelques démêlés avec Giscard. Il l’a notamment accusé, se souvient-on, d’avoir consenti à son renversement parce qu’il convoitait son épouse, la princesse Catherine, qui réside maintenant en France. Dans un entretien avec l’écrivain Roger Delpey, Bokassa affirme que Giscard tenait beaucoup aux territoires de chasse mis à sa disposition en Afrique centrale, où il avait l’habitude de chasser l’éléphant. Un jour, il n’hésita pas à réprimander grossièrement Bokassa, croyant que quelqu’un avait pénétré sur « son » territoire.

Rika et les élections

Comment les élections en France ont-elles affecté la tournée que Rika Zarai devait effectuer en Israël l’été prochain ?

Rika s’est engagée à donner plusieurs émissions à la télévision française, d’abord prévues pour le mois d’avril. Mais, à cette époque, les politiciens ont accaparé l’écran à l’exclusion de tous les autres, dans le cadre des émissions électorales. Les prestations de Rika, comme celles de nombreux autres artistes, ont donc été reportées. Quoi qu’il en soit, elle viendra en Israël avant Roch Hachana et profitera de l’occasion pour sortir un nouveau disque.

★

Cardin achète Maxim’s

Le célèbre restaurant Maxim’s, rue Royale à Paris, va passer entre les mains du couturier Pierre Cardin, qui n’en était jusqu’ici qu’un des actionnaires. Cardin promet de ne rien changer à l’un des établissements les plus connus de France, « peut-être seulement d’y ajouter une touche de splendeur ».

Le critique gastronomique du Monde a immédiatement exprimé ses réserves devant ce changement de propriétaire. « S’il s’agit de faire porter désormais aux clients des vêtements “Pierre Cardin” », a-t-il écrit, « alors je cesserai d’y manger. Ils vont me couper l’appétit. »

★

Les soldats de Tsahal comme objets sexuels

Après les soldates de Tsahal, apparues en couverture de magazines pornographiques et dans des films érotiques italiens, c’est maintenant au tour des soldats. Un magazine suisse publié à Zurich et destiné aux homosexuels a fait paraître des photographies « excitantes » d’hommes en uniforme de Tsahal, avec une étoile de David étincelante sur leur torse nu et velu. Une évolution intéressante, à tous égards, qui adopte — pour la première fois — l’étoile de David comme objet sexuel. À essayer.

★

Dalida et l’émir du Koweït

Une prestation tout à fait exceptionnelle de Dalida : un émir koweïtien, qui l’admire depuis longtemps, a acheté pour une soirée toutes les places de la salle de l’Olympia, et Dalida a chanté un programme complet pour lui seul.

En revanche, la célèbre chanteuse a refusé une autre proposition de l’émir : l’accompagner au Koweït pour une « tournée de concerts ». « Même des montagnes de diamants ne me convaincraient pas de partir pour l’un de ces endroits d’où l’on n’est pas sûr de revenir », a déclaré la blonde, qui électrise aujourd’hui les foules, c’est un fait. « En outre, je n’aurais pas pu m’habituer à la vie dans un harem. »

Entre-temps, le musée de cire « [illegible] » lui a rendu un honneur particulier en intégrant sa statue à son exposition permanente, entre Charles Bronson et Catherine Deneuve. Dalida, en tout cas, nie qu’elle ne soit pas du tout en cire ; il n’y a pas longtemps, des passants l’ont repérée en train de faire l’amour avec un inconnu dans une voiture « sur la voie publique ».

Montand revient

Après treize années d’attente, Paris a accueilli avec une véritable joie la nouvelle : Yves Montand revient sur la scène de la comédie musicale. À l’Olympia, bien sûr. La première est prévue le 9 octobre et, dès les premiers jours suivant l’annonce, 50 000 personnes se sont empressées d’acheter des billets ; la série de spectacles de Montand, initialement prévue pour un mois, sera donc prolongée jusqu’au début de janvier 1982. La cinquième soirée de Montand à l’Olympia devrait être un événement à part entière. Le célèbre chanteur et acteur célébrera son soixantième anniversaire sur scène. Mais son âge « avancé » ne doit pas tromper. Yves Montand est aujourd’hui aussi souple et « en forme » qu’il y a 20 ans (voir photo). Il le doit à un entraînement particulier — « quelque chose entre le ballet classique et le yoga », selon ses propres mots. Entre-temps, il ne délaisse pas le cinéma. Il vient d’achever le tournage du film d’Alain Corneau, « Le Choix des armes », aux côtés de Gérard Depardieu et de Catherine Deneuve, et en juin il sera le père d’Isabelle Adjani dans « Le feu follet » de Jean-Paul Rappeneau.

Documents associés

Télévision · 2008

Reportage spécial de Gideon Kouts depuis Damas pour le journal Mabat

Le journaliste Gideon Kouts fait un reportage pour l’émission Mabat de la première chaîne depuis Paris, après être rentré de Damas, où il faisait partie de la délégation de journalistes qui accompagnait le président français Nicolas Sarkozy. Kouts raconte l’accueil qui lui a été réservé en tant que journaliste israélien, décrit la ville et la lourde sécurité au palais présidentiel d’Assad, ainsi que le sommet quadripartite qui s’y est tenu.

ערוץ 1↗
Télévision · 2008

Le reportage de Gideon Kouts depuis Damas

Extrait du journal télévisé Mabat de la chaîne 1, avec un reportage enregistré de Gideon Kouts, correspondant de la chaîne à Damas (tiré d’un entretien avec Oren Nahari sur Reshet Bet). Kouts fait état d’une volonté de paix du gouvernement et de la population syriens à la suite des pourparlers de paix, mais évoque aussi l’accueil violent qui lui a été réservé, ainsi qu’à un autre journaliste juif.

הערוץ הראשון↗
Presse écrite · 2008

Les femmes du président prennent la parole

Un aperçu des femmes dans la vie du président français Nicolas Sarkozy et de leur influence sur sa vie personnelle et politique, à la suite de la parution de livres consacrés à lui et à ses épouses. L’article décrit ses relations avec sa mère, ses trois épouses, des journalistes et des femmes de son gouvernement, ainsi que la façon dont ces liens façonnent son image publique.

ידיעות אחרונות — המוסף לשבת↗