Texte et traductions
Les dieux de l’espace ont choisi Israël...
On les appelle les « Raëliens » (par analogie avec les « Israéliens »). C’est un groupe spirituel qui gagne de plus en plus d’adeptes en France et dans le monde entier. Ils croient à l’arrivée prochaine de dieux venus de l’espace, et leur symbole témoigne, pour le moins, d’un manque de goût et de sensibilité. C’est une étoile de David avec une croix gammée à l’intérieur. Le symbole des dieux de l’espace, qui viendront bientôt s’installer précisément chez nous, en Israël...
Tout a commencé lorsque Claude Vorilhon, petit chanteur de cabaret de la rive gauche, devenu pilote automobile ordinaire puis journaliste sportif sans relief, se promenait dans un champ près de Clermont-Ferrand en se demandant quoi faire ensuite. Alors un engin volant descendit du ciel et un petit homme couleur olive, avec une barbiche et des yeux en amande, parlant français, en sortit et lui raconta une histoire fascinante. Une histoire de dieux venus de l’espace qui avaient visité notre monde il y a 25 000 ans pour y mener des expériences biologiques et qui, depuis, avaient envoyé plusieurs « éclaireurs », tels que Jésus, Bouddha et Mahomet, afin de préparer leur retour attendu. Vorilhon, tout excité, écrivit un livre sur cette rencontre et en vendit 30 000 exemplaires, avec un bénéfice considérable. En signe de reconnaissance, apparemment, ses connaissances d’en haut l’emmenèrent plus tard faire un voyage de dix minutes tout rond dans leur monde, au cours duquel il eut le temps, dit-il, de faire l’amour, grâce à sa seule « concentration maximale », avec six femmes-robots épatantes. Cette fois, le livre se vendit à 50 000 exemplaires et le « mouvement raëlien » prit corps.
Les 3 000 membres du mouvement dans le monde entier s’emploient à recueillir des fonds afin de construire une ambassade pour les dieux à venir, avec piscine et joli jardin — précisément en Israël, et ce n’est pas une plaisanterie. Des gens ordinaires comme des riches mettent de côté des sommes importantes chaque mois et organisent des séances télépathiques pour communier avec les dieux qui leur apporteront un monde meilleur, sans violence, sans travail et avec une seule langue.
Ce sera apparemment l’hébreu. En tout cas, dans la situation actuelle de l’immigration, l’Agence juive ou le gouvernement feraient bien de réfléchir aux possibilités d’accueil des immigrants attendus d’en haut. Et la collecte aussi.
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Un doctorat sur le langage des sables
Le célèbre photographe français Lucien Clergue est le premier docteur au monde dont la thèse de doctorat est entièrement composée de photographies !
Pour ce travail, intitulé « Le Langage des sables » et consacré à l’histoire de l’univers, Clergue a obtenu un doctorat en photographie avec une très bonne note.
Clergue enseigne la photographie à l’université de Marseille et ne possède pas le baccalauréat.
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La voix française mène la marche
Le domaine le plus marquant du chauvinisme français est la chanson populaire.
Un sondage de popularité réalisé récemment auprès des jeunes comme des vieux a révélé que tous les chanteurs populaires sont des chanteurs français de chanson. Jacques Brel arrive bien sûr en tête. Le premier chanteur étranger de la liste est à la 25e place. C’est Johnny Mathis (vous vous souvenez ?)
Notre connaissance Rika Zaraï occupe la 50e place et devance notamment Elvis Presley et les Beatles !
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Le substitut au pétrole : les pommes de terre
Une voiture fonctionnant à l’alcool produit à partir de pommes de terre circule actuellement sur les routes de France.
Elle atteint une vitesse de 105 km à l’heure. Cette réponse agricole à la crise de l’énergie est désormais le nouveau cheval de bataille du propriétaire de la voiture, Pierre Poujade. Poujade avait autrefois été à la tête du parti des commerçants, dont l’unique programme était l’abolition totale de tous les impôts. Aujourd’hui, il est à l’abri des contrôles d’alcoolémie sur les routes. Un fait important, si l’on considère qu’en France il y a encore beaucoup plus de conducteurs que de voitures propulsés par l’alcool...
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Bokassa va devenir chauffeur de taxi
L’« empereur des diamants » Bokassa est tombé, semble-t-il, profondément en Côte d’Ivoire, où l’asile politique lui a été accordé. Après que plusieurs de ses proches eurent volé la plupart des diamants qu’il avait emportés en contrebande d’Afrique centrale alors qu’il se trouvait encore en escale en France, un homme d’affaires d’un pays qui avait facilité la vente de ses services là-bas s’est emparé du reste de ses biens.
C’est pourquoi certains prennent très au sérieux la conversation téléphonique que l’empereur déchu a eue ces jours-ci avec son épouse Catherine, qui séjourne à Paris. Il lui a demandé de lui envoyer sa « Cadillac » afin de pouvoir entamer une carrière de chauffeur de taxi à Abidjan.
Orgies sur les côtes d’Arabie saoudite
Corinne Kimpal est une jeune Française de 26 ans qui décida un jour de goûter au sable et au pétrole et devint, pendant deux ans, hôtesse de l’air sur les lignes intérieures de la compagnie aérienne saoudienne.
Elle en est revenue épuisée et pas très heureuse, avec plusieurs histoires intéressantes à raconter. Par exemple, les orgies que les princes du pays le plus conservateur du monde organisent de temps à autre au bord de la mer, auxquelles participent des jeunes femmes amenées par des vols spéciaux depuis différents pays et qui reçoivent pour une telle nuit une somme équivalant à plus d’un million et demi de lires. Ou encore l’hôtel « Kendra » à Riyad, où l’on a coutume de réserver deux semaines à l’avance une place sur les chaises près de la piscine, afin d’observer les jeunes Françaises qui y résident lorsqu’elles se baignent en maillot de bain. L’hôtesse a également raconté le long interrogatoire qu’elle a subi auprès de la « police de la religion et des mœurs » spécialement chargée de cette mission en Arabie saoudite, après avoir osé rester quelques secondes en compagnie d’un steward européen dans l’ascenseur de l’hôtel où elle habitait.
Corinne a plusieurs histoires amusantes à raconter sur ses expériences en vol, comme les prières que tous les passagers récitent régulièrement le plus près possible des portes de l’avion, tandis qu’un navigateur spécial est chargé de repérer la direction de La Mecque. Ou encore ce passager qui demanda à allumer un feu dans l’avion pour faire chauffer du thé, et à qui il fallut opposer un refus pour des raisons de sécurité...