Texte et traductions
Une enquête menée par la brigade des stupéfiants de la police française a révélé que le Moyen-Orient reprend sa place du « Triangle d’or » (Thaïlande—Hong Kong—Singapour) comme premier fournisseur de drogues de l’Europe.
Les enquêteurs en rejettent la faute sur... l’ayatollah Khomeini : l’Iran occupe une place de plus en plus centrale dans les trafics, qui passent par la Turquie. Selon les estimations de la police française, 800 tonnes de morphine brute se trouvent actuellement en Iran. Ces quantités sont prêtes à être exportées et menacent l’Europe. La raison de l’entrée de l’Iran dans la « branche » est l’interdiction que Khomeini a imposée à la consommation de drogues dans son pays. L’interdiction ne s’applique pas à l’exportation de drogues et les citoyens disciplinés les envoient à l’étranger. L’ayatollah a dit — il faut le faire.
Ainsi, au lieu du pétrole, l’Iran passe à l’exportation de drogues. Cette sage politique du dirigeant de la République islamique pourrait, sans aucun doute, être un facteur majeur dans le nouvel essor de l’économie dévastée de son pays, et aussi, bien sûr, un pont vers une entente avec les Européens-consommateurs.